Mise à jour de juillet 2026 : Rapport sur les loyers de Rentals.ca

Mise à jour de juillet 2026 : Rapport sur les loyers de Rentals.ca

Auteurs : Rentals.ca et Urbanation

Résumé exécutif

  • Le loyer demandé pour tous les types de propriétés au Canada s’établissait à 2 033 $ en juin, en baisse de 4,3 % sur un an, ce qui marque le 21e mois consécutif de baisse annuelle. Toutefois, sur une base mensuelle, les loyers ont augmenté de 0,2 % par rapport à mai (la troisième hausse mensuelle consécutive) en raison de la croissance saisonnière.
  • Les loyers à Toronto ont augmenté de 1,2 % par rapport à mai et n’ont reculé que de 1,9 % sur un an, un signe précoce possible que les loyers se stabilisent dans le plus grand marché du Canada.
  • À l’échelle nationale, la Nouvelle-Écosse (2 360 $) est demeurée la province où les loyers des appartements et des copropriétés sont les plus élevés, devant la C.-B. (2 347 $) pour un deuxième mois consécutif, ce qui s’explique toutefois par une concentration plus élevée d’annonces dans des projets plus récents et une plus grande proportion de logements de plus grande taille en Nouvelle-Écosse.
  • Les loyers des logements locatifs construits à cette fin sont demeurés les plus résilients de tous les types de propriétés, en baisse de 3,1 % sur un an à 2 034 $, tandis que les autres logements du marché secondaire, comme les maisons et les maisons en rangée, ont connu la baisse annuelle la plus marquée, en recul de 7,4 % à 2 017 $. Les loyers des copropriétés ont chuté de 6,8 % à 2 058 $, sous l’effet d’une baisse annuelle de 9,5 % des loyers des studios.
  • Les loyers moyens de tous les types de logements ont continué de baisser dans les provinces les plus populeuses, avec des diminutions de 5,3 % en C.-B. et en Ontario, de 4,2 % en Alberta et de 2,2 % au Québec. Des hausses ont toutefois été observées en Nouvelle-Écosse (+3,7 %), au Manitoba (+0,8 %) et en Saskatchewan (+0,8 %).
  • L’écart entre les grands marchés les plus chers et les moins chers au Canada s’est élargi pour un sixième mois consécutif, Toronto et Vancouver ayant tous deux affiché des gains mensuels, tandis que la croissance en Saskatchewan montrait des signes de ralentissement. Sur une base annuelle, les baisses de loyer à Calgary (-4,6 %) ont continué de dépasser celles de Vancouver (-4,2 %).
  • Les marchés secondaires situés à proximité des plus grandes villes du Canada ont continué d’afficher de fortes baisses annuelles, en tête desquelles Ajax (-15,7 %), Markham (-15,2 %) et le Grand Sudbury (-15,0 %). Dartmouth (+12,6 %) a enregistré la plus forte hausse annuelle des loyers.
  • Le loyer moyen au pied carré dans les six plus grands marchés du Canada a légèrement diminué pour s’établir à 2,54 $, en baisse de 0,8 % par rapport à juin 2025 et de 4,7 % par rapport à juin 2024. La taille moyenne des logements a diminué pour atteindre 832 pieds carrés, en baisse de 2,3 % sur un an.
  • Le loyer demandé moyen pour les logements partagés en C.-B., en Alberta, en Ontario et au Québec s’établissait à 900 $ en juin, en baisse de 4,1 % par rapport à juin 2025 (939 $) et de 9,0 % par rapport à juin 2024 (989 $).

Loyer Moyen au Canada

Les loyers demandés poursuivent leur rebond saisonnier alors que l’abordabilité demeure la principale préoccupation des locataires

Le loyer demandé moyen pour tous les types de propriétés au Canada s’établissait à 2 033 $ en juin, en baisse de 4,3 % sur un an, soit le 21e mois consécutif de baisse annuelle. Toutefois, le rythme de la baisse s’est atténué après des reculs plus marqués de 5,3 % en mars et de 4,7 % en avril et en mai. Sur une base mensuelle, le loyer moyen a augmenté de 0,2 % par rapport à mai, soit la troisième hausse mensuelle consécutive depuis qu’il a atteint un creux de 35 mois de 2 008 $ en mars.

Au cours des deux dernières années, les loyers ont diminué de 6,9 %, atteignant leur niveau le plus bas pour un mois de juin en quatre ans.

Malgré les baisses des dernières années, le sondage sur les préférences des locataires du printemps de Rentals.ca laisse entendre que le marché locatif au Canada demeure décalé par rapport au budget des locataires. Près des trois quarts (72 %) des répondants recherchent des logements à louer à 2 000 $ ou moins, un prix inférieur au loyer moyen national. Ainsi, les « prix de location élevés » ont été signalés comme le plus grand défi par 70 % des répondants.

Le loyer au pied carré affiche un léger recul

Le loyer demandé moyen au pied carré dans les six plus grands marchés du Canada a diminué de 0,8 % sur un an pour s’établir à 2,54 $, et a reculé de 4,7 % par rapport à juin 2024, où le loyer demandé moyen était de 2,66 $ le pied carré. Par rapport à il y a deux ans, la taille moyenne d’un logement locatif disponible a diminué de 4,1 %, passant de 867 à 832 pieds carrés.

Les loyers des logements locatifs construits à cette fin demeurent les plus résilients

Sur une base annuelle, les loyers des immeubles d’appartements locatifs construits à cette fin ont continué d’afficher les plus faibles baisses de tous les types de propriétés, en recul de 3,1 % à une moyenne de 2 034 $. Les loyers des copropriétés ont chuté de 6,8 % à 2 058 $, tandis que les autres logements du marché secondaire, comme les maisons et les maisons en rangée, ont connu la plus forte baisse annuelle, soit 7,4 % à 2 017 $.

Les loyers des copropriétés ont diminué de 0,9 % entre mai et juin, une période qui connaît normalement une croissance saisonnière des loyers.

Parmi les logements locatifs construits à cette fin, les logements de trois chambres sont demeurés les plus résilients, leurs loyers n’ayant reculé que de 0,4 % sur un an à 2 743 $, tandis que les loyers des studios et des logements d’une chambre ont chacun chuté de 3,7 %. Sur le marché des copropriétés, les loyers des studios ont affiché la baisse la plus marquée parmi tous les types de logements, en recul de 9,5 % sur un an à 1 582 $.

Les loyers des logements de deux et trois chambres affichent les plus faibles baisses annuelles à l’échelle nationale

À l’échelle nationale, tous types de propriétés confondus, les loyers des logements de deux chambres ont affiché la plus faible baisse annuelle de toutes les tailles de logements, en recul de 2,8 % à 2 159 $, devançant de peu les logements de trois chambres (-2,9 % à 2 511 $). Les logements de quatre chambres ou plus, principalement des maisons et des maisons en rangée, ont continué d’afficher les baisses les plus marquées, en recul de 5,3 % à 2 886 $, tandis que les loyers des studios (-4,2 % à 1 553 $) et des logements d’une chambre (-4,5 % à 1 767 $) ont également chuté plus rapidement que la moyenne nationale.

Taux de location provinciaux

La Nouvelle-Écosse conserve la tête devant la C.-B. pour un deuxième mois consécutif

À l’échelle nationale, le loyer demandé moyen pour les appartements locatifs construits à cette fin et les appartements en copropriété s’établissait à 2 037 $ en juin, pratiquement inchangé (+0,1 %) par rapport à mai. La Nouvelle-Écosse (2 360 $) est demeurée la province où les loyers des appartements et des copropriétés sont les plus élevés au pays, devançant de peu la C.-B. (2 347 $) pour un deuxième mois consécutif, principalement en raison d’une concentration plus élevée d’annonces dans des projets plus récents et d’une plus grande proportion de logements de plus grande taille.

Sur le plan provincial, des hausses annuelles des loyers d’appartements ont été observées en Nouvelle-Écosse (+4,0 %) et au Manitoba (+1,8 %), tandis que Terre-Neuve-et-Labrador a affiché une hausse marquée mais volatile (+5,8 %) sur un petit échantillon. Les plus fortes baisses des loyers d’appartements et de copropriétés au cours de la dernière année ont été observées en C.-B. (-5,1 %), en Alberta (-4,8 %) et en Ontario (-4,6 %).

Les loyers d’appartements de la Colombie-Britannique ont affiché un solide rebond mensuel en juin (+0,8 %), tandis que l’Alberta a légèrement reculé (-0,3 %), un renversement par rapport à la tendance observée pendant une bonne partie de la dernière année.

Alors que les loyers des logements de trois chambres sont demeurés stables au Québec (2 627 $), des hausses importantes ont été observées en Nouvelle-Écosse (+5,8 %, 3 013 $) et au Manitoba (+2,9 %, 2 041 $), tandis que les baisses se sont poursuivies en Saskatchewan (-6,3 %, 1 697 $), en C.-B. (-5,4 %, 3 322 $), en Alberta (-3,3 %, 2 067 $) et en Ontario (-1,3 %, 3 037 $).

Sur une plus longue période, les seules provinces à avoir connu une baisse des loyers sur trois ans sont l’Ontario (-8,0 %) et la C.-B. (-8,0 %), tandis que toutes les autres provinces ont enregistré une hausse, les plus fortes étant observées en Saskatchewan (+25,6 %) et en Nouvelle-Écosse (+22,7 %)

Taux de location municipaux

Les loyers augmentent dans quatre des six plus grands marchés du Canada

Les loyers moyens des appartements et des copropriétés ont augmenté d’un mois à l’autre dans quatre des six plus grands marchés du Canada en juin, les plus fortes hausses étant observées à Ottawa (+1,3 % à 2 149 $) et à Toronto (+1,2 % à 2 537 $). Il s’agit de la troisième hausse mensuelle consécutive à Toronto depuis mars, un signe précoce possible que la longue série de baisses annuelles du marché, maintenant à 29 mois, pourrait tirer à sa fin.

Montréal et Calgary ont été les seuls marchés où les loyers ont diminué sur une base mensuelle, en baisse de 0,9 % à 1 949 $ et de 0,6 % à 1 820 $, respectivement; Montréal a affiché la plus faible baisse annuelle parmi les six plus grands marchés, à seulement 0,8 %.

Sur une base annuelle, Calgary (-5,6 % à 1 820 $) a affiché la plus forte baisse parmi les six plus grands marchés, suivie de Vancouver et d’Edmonton, toutes deux en baisse de 4,1 % (à 2 715 $ et 1 508 $). Montréal (-0,8 %) et Toronto (-1,9 %) se sont montrées relativement résilientes

La dynamique évolue dans l’Ouest canadien, l’écart s’élargit entre les plus grands marchés

La baisse annuelle de Calgary (-5,6 %) a de nouveau dépassé celle de Vancouver (-4,1 %), prolongeant une tendance alternée entre les deux villes qui a vu des baisses plus marquées à Calgary au cours des derniers mois.

L’écart entre les grands marchés locatifs les plus chers et les moins chers au Canada, qui se rétrécissait depuis la plus grande partie de la dernière année, s’est élargi pour un sixième mois consécutif en juin. Toronto et Vancouver ont tous deux affiché des gains mensuels, tandis que la Saskatchewan, la province ayant connu la croissance la plus rapide au pays pendant une bonne partie de la dernière année, montrait des signes plus clairs de ralentissement.

Les loyers des logements de trois chambres augmentent à Toronto

Alors que les loyers demandés ont diminué pour la plupart des types de logements dans les six plus grands marchés, les logements de trois chambres ont augmenté sur une base annuelle à Toronto (+2,5 % à 3 588 $). Les loyers des logements de trois chambres à Ottawa ont diminué de 2,1 % à 2 706 $, et ceux de Montréal ont diminué de 2,6 % à 2 751 $, mettant fin à une récente série de hausses mensuelles pour cette catégorie.

North Vancouver demeure le marché locatif le plus cher au Canada

Malgré une baisse de 4,5 % sur un an, les loyers d'appartements à North Vancouver (2 944 $) sont demeurés les plus élevés au pays. North York (2 559 $) et Kanata (2 532 $) ont toutes deux grimpé parmi les cinq marchés locatifs les plus chers au pays, complétant la liste avec Richmond (2 541 $) et Burnaby (2 521 $). Parmi les autres marchés de la C.-B. figurant parmi les plus chers (à l'exclusion des six plus grands marchés) se trouvaient Coquitlam (2 459 $) et Victoria (2 245 $).

Parmi les grandes villes les plus abordables (les 25 villes les plus populeuses) au pays figuraient Regina (1 397 $), Saskatoon (1 428 $) et Ville de Québec (1 510 $). Les marchés locatifs les plus abordables au Canada étaient concentrés en Alberta, en tête desquels Lloydminster (1 306 $), Fort McMurray (1 323 $) et Medicine Hat (1 347 $).

Les fortes baisses persistent dans les centres suburbains

La plus forte hausse annuelle des loyers a été observée à Dartmouth (+12,6 %), avec des gains notables également à Kanata (+7,4 %), à Stratford (+7,2 %) et à Kingston (+5,9 %). Dartmouth a été le seul marché à afficher une hausse annuelle à deux chiffres ce mois-ci.

Les baisses à deux chiffres des loyers demandés pour les appartements et les copropriétés ont continué d’être concentrées dans les zones suburbaines adjacentes aux six principaux marchés. Longueuil (-13,9 %) a affiché la plus forte baisse au pays, avec des baisses de loyer importantes également observées à Niagara Falls (-12,5 %), à Abbotsford (-12,4 %), à New Westminster (-11,8 %), à Côte-Saint-Luc (-11,6 %), à Scarborough (-11,0 %) et à Markham (-10,2 %).

Les loyers des logements partagés se maintiennent à 900 $

Le loyer demandé moyen pour les logements partagés en C.-B., en Alberta, en Ontario et au Québec s’établissait à 900 $ en juin, demeurant essentiellement stable depuis janvier (902 $), mais en baisse de 4,1 % par rapport à juin 2025 (939 $) et de 9,0 % par rapport à juin 2024 (989 $), poursuivant ainsi une baisse pluriannuelle du coût des logements partagés.

Les loyers des logements partagés ont enregistré la plus forte baisse annuelle en C.-B. (-10,2 % à 1 018 $), avec des baisses plus modestes en Alberta (-4,8 % à 801 $), au Québec (-3,1 % à 845 $) et en Ontario (-2,8 % à 996 $).

Parmi les six plus grands marchés, la plus forte baisse des loyers des logements partagés a été observée à Vancouver (-15,5 % à 1 099 $), avec des baisses également à Calgary (-6,1 % à 803 $), à Montréal (-5,3 % à 852 $), à Toronto (-4,7 % à 1 132 $) et à Ottawa (-3,3 % à 1 023 $). Edmonton a été le seul grand marché à afficher une hausse annuelle des loyers des logements partagés, en hausse de 1,2 % à 781 $, prolongeant une ascension graduelle pluriannuelle qui s’est poursuivie même si la plupart des autres marchés ont reculé.

Données

Les données utilisées dans cette analyse proviennent des annonces mensuelles de Rentals.ca. Ces données diffèrent considérablement des données avec lesquelles on est plus familier collectées et publiées par la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL)

Les données de Rentals.ca incluent les appartements en sous-sol, les appartements locatifs, les condos locatifs, les maisons de ville, les maisons jumelées et les maisons individuelles, tandis que les données principales de la SCHL proviennent que des appartements locatifs et des maisons de ville locatives. Bien que la SCHL collecte certaines données sur le marché de location secondaire, la SCHL en fait le reportage séparément du marché primaire.

Les taux de location de la SCHL sont basés sur l’univers entier des logements purement locatifs au Canada (le stock), tandis que les données relevées par Rentals.ca sont principalement basées sur les taux de location promus (le flux). C’est vrai que cet échantillon est moins grand, mais les taux captent mieux la réalité des taux de locations auxquels des locataires potentiels feraient face. Les données de Rentals.ca ont tendance à afficher des taux de location plus élevés que ceux prélevés par la SCHL, car les logements locatifs inoccupés ne sont pas soumis à la règlementation des loyers.

Les taux de location moyens et médians sur le site Rentals.ca peuvent également dépasser les taux annoncés par la SCHL pour plusieurs raisons : lorsque Rentals.ca compose ses rapports, il inclut aussi les appartements les plus grands et les plus dispendieux, tels que les maisons individuelles, les maisons de ville et les condos; l’écart du droit de survie (les logements trop chers restent pris dans l’échantillon); et les multiples annoncent de la même propriété à différents niveaux de loyer chaque mois.

Il convient également de noter que les propriétés mises au marché dont la valeur est supérieure à 5000 $ par mois et inférieure à 500 $ dollars par mois sont éliminées de l’échantillon de logements locatifs analysés. De plus, les baux à court terme, les locations de chambres individuelles et les logements locatifs meublés sont éliminés de l’échantillon lorsqu’ils sont identifiables.